Sous la direction de Didier Nourrisson Boire et manger une histoire culturelle La Diana Festival d'histoire de Montbrison Actes des journées des 4-5 novembre 2016, 2018, 445 p. ISBN 978-2911623318

A la lecture de ces vingt-six communications, quelques unes ont retenu mon attention dont celle de Catherine Ferland portant sur la table du gouverneur à la cuisine du château Frontenac. Gastronomie, distinction et représentation du pouvoir à Québec, XVII°-XX° siècles. Elle évoque notamment la mémoire du lieu qui conserve l'écho d'innombrables réceptions, bals, soirées et banquets. Ceux-ci se sont tenus dans ces châteaux successifs, « le définissant comme un site d'expression du pouvoir, de la distinction et de la gastronomie. »

Une autre communication va intéresser les nombreux amateurs de café à travers le titre : Le café un élément pour saisir la modernité proposé par Preston Perluss. Il développe l'idée qu'en France, « la consommation de café se greffait à la manifestation du débit de boissons qui relevait de la corporation des limonadiers distillateurs. » En effet, la boisson, et plus important, « le lieu de sa consommation qui par métonymie prit le nom « café », se répandaient en Europe par l'entremise des communautés marchandes de la diaspora commerciale ottomane ou par les épigones, les marchands européens. »

Quatrième de couverture

Boire et manger, une histoire culturelle. Ces Actes rassemblent vingt-six communications qui portent un regard sur huit pays, dont la France, "mère" de la gastronomie. L'originalité de ce colloque tient à sa diversité : diversité des disciplines : histoire, mais aussi littérature, ethnologie, sociologie ; diversité des statuts du doctorant au professeur d'université ; diversité des périodes : de l'Antiquité à nos jours. Le thème adopté, "boire et manger", présente l'avantage d'intéresser un large public, sensible au côté naturel et vital de cet acte quotidien. Mais il est aussi au cour du renouvellement de la discipline historique, qualifié de "nouvelle histoire", "histoire des sensibilités" ou encore "histoire des représentations" : les faits historiques (le politique, le social, l'économique, le religieux) sont appréciés dans leur dimension globale de faits culturels. Le territoire de l'historien s'est considérablement dilaté et les sources se sont multipliées. Les pratiques alimentaires procèdent d'une démarche culturelle, au raz des hommes. Elles répondent en effet à un ensemble de codes, de règles et de normes élaboré et modifié au fil du temps, légitimé par la tradition, surveillé par la loi, autorisé par la religion. En somme, les cuisines et les tables sont toujours nouvelles dans une nouvelle histoire des hommes.

Le Festival d'Histoire de Montbrison

Reprenant une tradition de huit rencontres au siècle précédent, le Festival d'Histoire de Montbrison, organisé par l'une des plus anciennes sociétés d'histoire et d'archéologie de France, La Diana, offre un bilan et perspectives de la recherche historique à un large public : le colloque universitaire en premier lieu, ainsi que des expositions, des ateliers, un salon du livre d'histoire, un festival du cinéma historique sur le thème choisi tous les deux ans.

Boire et manger

http://larhra.ish-lyon.cnrs.fr/node/3279

https://www.ladiana.com/2018/03/26/titre-de-larticle-3/

 

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